dimanche 3 avril 2016

CHRONIQUE ► L’ÉPREUVE - LE PRIX DE LA MAGIE - T1

Couverture de Le Prix de la Magie, Tome 1 : L'ÉpreuveAuteur : Kathleen Duey
Éditeur : Castelmore
Collection : -
Dernière parution française : 2010
Thèmes : Magie, Fantasy
Nombre de pages : 346

Dans un monde où la magie est une rareté, la maîtriser a un prix...

Et son apprentissage est terrible. À l'école de magie, le jeune Hahp, comme tous les autres élèves, risque la mort à chaque instant.

Autrefois, la magie était interdite. Jusqu'à ce que la jolie Sadima la ressuscite, et change le destin du monde.

Mais pourquoi, pour la perpétuer, des jeunes élèves sont-ils affamés et enfermés dans le noir ?



Mon avis :


L'arrivée de ce livre dans ma PAL est assez ridicule. Je furetais à travers les livres de ma médiathèque et mon regard tombe sur ce livre. A la vue du titre, je me précipitai dessus, car, si vous ne le saviez pas encore, je suis une très grande fan de la saga ''L’Épreuve'' de James Dashner. Petite déception en voyant que ce livre n'a juste aucun rapport avec ma saga d'amour mais bon, je l'empruntais tout de même, suite à ma lecture du résumé qui semblait prometteur et à la connaissance du grand prix qu'il a remporté. Et au final, je suis assez contente de ma lecture.

Dans ce roman, nous allons suivre deux histoires en parallèles. D'un côté, celle de Hahp, fils de noble, détesté de son père, considéré comme un échec. Seule réussite, son acceptation dans une école à l'accès très privé suite aux nombreux tests qu'il faut passer pour y accéder. Personne ne sait vraiment ce qui s'y passe. Hahp y est donc accepté et commence alors son aventure dans cet étrange endroit, aux mystérieuses pratiques... De l'autre, nous avons Sadima, une jeune fille n'ayant pas connu sa mère et qui vit donc avec son frère aîné et son père dans une petite ferme. N'ayant pas le droit de s'aventurer trop loin de chez elle, elle développe des dons de communication avec des animaux. Un jour, elle rencontre Franklin, un jeune sorcier qui la supplie de venir avec lui pour travailler cette magie naissante. Sadima refuse alors, mais, quelques années plus tard, elle part finalement le trouver ...
C'est une histoire assez spéciale, pour ma part, je n'avais jamais rien lu de tel. Tout tourne autour de la magie, mais une magie différente de toutes les autres. Au début de ma lecture, j'étais très déconcertée ; quand se passe l'histoire ? Quel est le lien entre ces deux personnages que nous suivons ? Que veut nous dire l'auteur ? Nous ne disposons d'aucune de ces informations. J'ai vite compris qu'il ne fallait pas nous attendre à ce que l'auteur nous les serve sur un plateau, il fallait les chercher. Personnellement, les éléments ont commencé à s'emboîter dans ma tête vers la moitié du récit. 

Et, honnêtement, il faut s'accrocher pour le lire. Le rythme est assez lent, l'écriture assez complexe, même si je la trouve très belle malgré des dialogues très étranges, autant leurs contenus que la façon dont ils nous sont narrés. Il n'y a pas beaucoup d'action et l'atmosphère est très étrange. Dans l'histoire de Hahp, l'ambiance est très cruelle, glauque même. Je ne veux pas trop en dire, au risque de spoiler d'une certaine manière. Dans celle de Sadima, on trouve un personnage que j'ai personnellement, pris pour un malade mental tant il me répugnait dans ses actes et ses pensées. Tous ces éléments instaurent donc une ambiance assez malsaine. Malgré tous ces points qui semblent s'opposer à l'envie de la lecture, j'ai lu ce livre en quelques heures. Tout simplement : je l'ai ouvert, e l'ai lu, je l'ai fini, je l'ai fermé. Voilà ! J'étais juste captivée par ce roman tant il était étrange, cruel, je voulais savoir la suite même s'il n'était en rien addictif. C'est une situation que je n'avais jamais vécu auparavant et qui pourtant m'a plu.

Pour ce qui est des personnages, nous avons donc principalement Hahp et Sadima. Je me suis beaucoup attachée à Hahp. Il a énormément de défauts et peut sembler détestable sous certains points au départ mais j'ai tout de suite accroché avec lui. Il faut dire que son récit se déroule à la première personne, tandis que celui de Sadima est narré à la 3ème. Peut-être que cela explique mon indifférence face à ce personnage. Ce n'est pas que je ne l'aimais pas mais elle ne m'a touchée. Je l'ai trouvé assez gamine dans certaines situations, alors que c'est un personnage aux choix matures. Sa manière de parler était spéciale, il y avait comme un mur entre ses sentiments et ceux décrits sur le papier. Pour ce qui est des autres personnage, comme dit précédemment, Sadima a des liens avec un personnage cruel et dément que j'ai pourtant apprécié (je suis une fille très contradictoire, je sais^^). Nous avons aussi Franklin que j'ai trouvé assez fade et sans personnalité. Hahp a également un ''camarade'', Somiss, exécrable mais je pense que c'est un choix de l'auteur de nous donner envie de le taper contre un mur. Il est très égoïste et ingrat, le type de personnage que je hais par excellence.

La fin débloque de nombreux indices, les actions s'y enchaînent pourtant de nombreuses questions restent sans réponse. Cela est sûrement sensé nous donner envie de lire la suite mais personnellement, je n'en meurs pas d'envie. Je la lirai sûrement un jour mais ce n'est pas dans mes priorités. Cette lecture était tellement complexe et à retourner le cerveau que je pense mériter une pause.

Ce fut cependant une très bonne lecture, pourtant très spéciale, offrant une fantasy inédite. Ses histoires liées entre elle par un étrange lien sont très intéressantes, bien que j'ai eu une nette préférence pour celle de Hahp. Cependant, elle est classée ''jeunesse'' et je ne suis pas en accord avec ce conseil d'âge. C'est un récit avec une trame très compliquée que je ne mettrai pas entre les mains des plus jeunes adolescents. Elle ne fait en aucun cas peur, ne comporte pas de violence mais il faut vraiment réfléchir, ce n'est pas une de ces lectures ''détente''. Je ne lirai donc pas la suite aussitôt mais ça arrivera.

Note :


★★★★★

mercredi 23 mars 2016

BILAN ► FÉVRIER 2015


Tout comme le mois dernier (ça va devenir une tradition, ma parole !), je publie mon bilan de février à la fin du mois de mars. ^^

Ce mois-ci, un mois plutôt court, j'ai lu 7 livres dont une BD, ce qui est plutôt bien (pour moi), mais bon, il y avait les vacances, du coup, ça aide !^^ En plus, c'est le même score que le mois dernier et tant mieux ! Car je peux vous assurer que ce ne sera pas du tout - mais alors pas du tout - le cas de mars hein 8D 


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Février. 29 jours. 7 livres lus. 1375 pages avalées.


dimanche 20 mars 2016

CHRONIQUE ► A LA RECHERCHE DE WONDLA

Couverture de A la recherche de WondlaAuteur : Tony DiTerlizzi
Éditeur : Pocket Jeunesse
Collection : -
Dernière parution française : 2012
Thèmes : Science-Fiction, Aventure, Jeunesse

Nombre de pages : 439



Éva Ennéa rêve de sortir du refuge souterrain ou elle est élevée par Mmâân, un robot. Jusqu'au jour ou elle se retrouve seule à la surface de la Terre. Elle découvre alors un monde surprenant : les arbres parlent, les baleines volent... Mais ou sont passés les humains ? Éva est pourtant certaine qu'ils existent, elle l'a vu sur un bout de carton qui porte une étrange inscription, WondLa...





Mon avis :


J'avais emprunté ce livre en bibliothèque, intriguée par son résumé prometteur et attirée à la vue du nom de l'auteur, Tony DiTerlizzi, du fait que j'avais adoré Les Chroniques de Spiderwick qu'il avait co-écrit et illustré avec Holly Black. De plus, au dos, il y avait une petite critique très positive de Suzanne Collins qui m'a convaincue. Je suis aujourd'hui très heureuse d'avoir lu ce livre qui m'a fait passer un très agréable moment.

Eva, jeune humaine tout juste adolescente, mène une vie particulière. Depuis toute petite, elle vit avec un robot Mmâân pour toute compagnie dans le Sanctuaire où elle apprend à survivre. Mais survivre à quoi ? En effet, Eva n'est jamais sortie à l'extérieur du Sanctuaire, n'a jamais rencontré personne d'autre que Mmâân et ne sait rien de son espèce, les humains. Malheureusement, un jour, une créature débarque au Sanctuaire et Eva est contrainte de s'enfuir à l'extérieur. Un monde inconnu s'offre alors à elle.
En voilà une histoire originale ! Tony DiTerlizzi nous offre là un monde inédit et tout nouveau pour nous tout autant qu'Eva ! Cet univers est unique, regorgeant de créatures à tous les recoins. Il est complexe sans être pour autant trop compliqué et c'est avec plaisir qu'on se laisse emporter dans notre lecture. De ce fait, j'étais complètement absorbée pendant la première partie du roman que j'ai lu à une vitesse éclair ! Pourtant, vers la moitié du récit, j'ai trouvé que les actions se répétaient ; Eva fuyait le grand méchant de l'histoire qui la retrouvait, elle fuyait à nouveau, il la retrouvait... J'ai donc commencé à décrocher. Pourtant, l'ambiance de cette histoire était toujours aussi attirante : bien à elle, avec des personnages adorables, j'ai même envie de dire que c'était mignon comme tout !

De plus, l'écriture de Tony DiTerlizzi correspond totalement à son univers. Douce et intrigante à la fois.  Je suis très admirative de l'auteur, car il a réussi à créer un monde passionnant et très varié. Il parvient bien à retranscrire les pensées d'une jeune adolescente, à peine sortie de l'enfance, et qui débarque dans un monde inconnu. 

Car, oui, voilà la description d'Eva qui est le personnage principal du roman et que j'ai tout simplement a-do-ré ! Sa force de caractère nous la rend très attachante car elle est à la fois encore jeune, comme un bébé que l'on voudrait protéger, mais aussi très indépendante et courageuse. Honnêtement, je ne crois pas qu'il y ait un seul personnage que je n'ai pas aimé. Je crois même que je les ai tous adorés (sauf les méchants ^^). C'est une grand qualité qu'il faut accorder à ce livre : les caractères de ses personnages. Que ce soit Varodeur, le râleur au grand cœur, Mmâân, le robot pourtant très maternelle et finalement capable de sentiments humains, Otto, la sorte d'animal de compagnie d'Eva qui est juste adorable. Tous les habitants de Wondla ont leur petit quelque chose qui les rend uniques et attachants.

J'ai trouvé la fin du livre superbe. Elle est très triste mais très belle à la fois. Pour moi, ça suffisait, une fin, certes ouverte, mais qui s'achevait d'une manière très poétique. Cependant, il y a un épilogue. Dans ma tête, ça a fait : Quoi, c'est pas la fin ? Le dernier chapitre était suffisant ! Et oui, c'était bien le cas, je pense que l'épilogue est de trop. Il nous introduit un nouveau personnage, un retournement de situation qui laisse présager une suite... que je doute pouvoir lire en français un jour. Car oui, il y a effectivement une suite mais uniquement en VO (d'après ce que j'ai cru comprendre) et je ne sais même pas si elle est sortie donc bon... L'avenir de cette saga reste flou, dommage car j'aurais lu la suite avec grand plaisir.

Ce fut donc une excellente lecture, un peu en demi-teinte pour moi ; une première partie géniale, la seconde, un peu plus terne. Néanmoins, l'univers et les personnages font largement pencher la balance de mon avis positivement. Je croise donc les doigts pour une suite qui apporterait des réponses aux questions que l'on se pose sur Wondla...

Note :

★★★★★


dimanche 13 mars 2016

CHRONIQUE ► DELIRIUM T1

Couverture de Delirium, Tome 1
Auteur : Lauren Oliver
Éditeur : Hachette
Collection : Black Moon
Dernière parution française : 2014 (version poche)
Thèmes : Dystopie, Amour, Suspense
Nombre de pages : 452



Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes…

« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »


Mon avis :


Alors, ce livre, mais ce livre ! On me le conseille depuis tellement de temps ! Me disant que ça pourrait le faire, car c'est dans la même veine que Hunger Games, Le Labyrinthe, bref, toutes ces dystopies... Et bien, justement, c'était trop. Le livre de trop. Trop de dystopie, tue la dystopie. Hé ouais.

Lena appartient à une société qui considère l'amour comme une maladie très dangereuse. De ce fait, à l'âge de 18 ans, les jeunes subissent La Procédure, une opération leur enlevant tous sentiments amoureux. Lena, pressée d'y avoir recourt, n'imagine alors pas que sa vie, suite à une rencontre, va changer à jamais...
Bon, jusqu'à présent, je n'avais trop baigné dans ce genre de dystopie. Du coup, le résumé m'attirait beaucoup ! Malheureusement, l'ambiance n'était pas vraiment pour moi. Je ne suis pas rentrée dans l'univers de Delirium. Ni les personnages, ni les lieux ne m'ont attirée, je pense que c'est ce qui a rendu mon avis final aussi mitigé et m'a bloqué durant ma lecture.

Nous avons donc Lena en tant que protagoniste principal. Au départ, bon, elle ne me faisait ni chaud, ni froid. Je ne la détestais pas, sans pour autant la vénérer. Elle était assez différente des autres héroïnes de dystopie, n'étant pas extrêmement courageuse mais surtout très dévouée à sa société, au code imposé. Mais par la suite, elle tombe rapidement dans le cliché, c'est surtout sa manière de se comporter avec les autres personnages, d'en dédaigner certains pour d'autres, qui m'a dérangée.
Surtout avec Alex. Alex, qui, comme on s'en doute tous, deviendra le super amoureux parfait de Lena, prêt à tout donner pour elle, étant aveugle à chacun de ses défauts. Je vous assure que je soupire actuellement. Aucune originalité. Trop... parfait, oui.
J'ai trouvé ces deux personnages mous, ils ne m'ont fait ressentir leurs sentiments et cette boule au ventre que j'apprécie avoir lors de mes lectures. Cependant, j'ai beaucoup aimé le personnage d'Hannah, la meilleure amie de Lena. Étonnamment, je l'ai trouvé plus humaine, ses défauts nous les avons chacun au fond de nous.

L'écriture de Lauren Oliver est assez hypnotisante, elle nous titille, nous fait faire face à de nombreuses questions qui nous embêtent. Elle retranscrit assez bien les émotions de Lena, même si personnellement, elle ne m'a pas touchée plus que ça. Elle y introduisait un bon rythme, parfois certes un peu maladroit, mais un bon rythme tout de même.

Je ne vais quand même pas mentir, l'ambiance de base est assez prenante malgré un rythme en demi-teinte. On a envie de savoir ce qui se passera pour Lena, comment elle va s'en sortir... Je comprends ce que les gens peuvent trouver à cette saga qui est addictive et pleine de rebondissements. Malheureusement cela ne l'a pas fait avec moi. Je ne blâme pas Delirium, sans doute m'aurait-il plus plu si je l'avais lu avant, ou après avoir fait une (loooongue) pose de dystopie, je crois être en overdose, mais ce n'est vraiment pas un mauvais bouquin. Le message passé par l'auteur est très beau, une sorte d'ode à l'amour. Alors, oui, je lirai sans doute la suite mais... pas dans l'immédiat, je compte d'abord faire une petite digestion.

Note :

★★★★★

jeudi 3 mars 2016

CHRONIQUE ► 7 SECONDES

Couverture de 7 secondesAuteur : Tom Easton
Éditeur : Lumen
Collection : -
Dernière parution française : 2015
Thèmes : Dystopie, Suspense, Young Adult
Nombre de pages : 368


Mila vit dans un monde divisé entre, d’un côté, un continent ravagé par la guerre et, de l’autre, les Îles, enclave idyllique où, grâce à un téléphone placé dans son crâne, chacun enregistre la moindre minute de sa vie et peut choisir de la diffuser à ses abonnés. Fuyant une vie de violence et de pauvreté, la jeune fille est capturée alors qu’elle cherche à s’introduire dans ce paradis. Mais lorsque le gouvernement entreprend de lui implanter à son tour un téléphone, ils découvrent un appareil inconnu, potentiellement dangereux, dans son crâne. Une véritable chasse à l’homme commence : pour sauver sa vie, Mila ne dispose que de sept précieuses secondes d’avance sur ses poursuivants – le décalage entre la réalité et sa retransmission…



Mon avis :


Conseillé par une libraire avant les périodes de Noël, lorsque j'ai vu ce livre en bibliothèque, j'ai sauté dessus. Elle me l'avait conseillé comme un bon livre plein de surprises. Je me suis donc laissée tentée et je l'ai lu... En 2 jours.


7 secondes est une dystopie pour adolescents, comme on fait beaucoup en ce moment. Il prend place dans un monde typique du genre ; le continent est décimé par la guerre ; d'un côté, les pauvres qui vivent dans des conditions épouvantables, de l'autre, les ''Îles'', un lieu paradisiaque où tout le monde souhaite accéder. Là-bas, pas de maladies, un climat agréable et surtout, la technologie. En effet, dans les Îles, tout le monde vit avec un téléphone implanté à l'arrière du crâne, dernier gadget indispensable. Nous allons donc suivre Mila, jeune femme du continent qui s'est introduite aux Îles, dans l'espoir d'y mener une vie meilleure. Certes, 7 secondes n'innove pas beaucoup en matière de dystopie au premier regard. Pourtant, en poursuivant le récit, nous allons avoir un rythme assez différent des dystopies habituelles. Premièrement, l'histoire comporte de nombreux flash-back. D'habitude, ce n'est pas trop mon truc mais ici, ils sont courts, simples et apportent réellement quelque chose à l'histoire, aident à la compréhension de l'intrigue. Ce sont des flash-back produits plutôt récemment par rapport au récit, nous n'avons donc pas de coupure trop violente dans notre rythme. Ensuite, l'héroïne, Mila, évolue principalement seule dans ce livre, ce qui diffère des groupes se battant pour sauver l'humanité, mais ça, j'y reviendrai plus tard. Il y a énormément d'actions, quasiment aucune interruption, on a pas le temps de s'ennuyer.



Le style de l'auteur est vraiment simple, n'a pas vraiment de ''couleur'', mais pour ce genre de livres, ça ne dérange pas. Personnellement, dans ce genre d'histoire, ce que je veux c'est de l'action sans ennui, et une envie continue de tourner les pages. Tom Easton apporte remarquablement cela au livre. Je l'ai fini en 2 jours, le dévorant pour pouvoir lire la suite, connaître le fin mot de l'histoire. L'auteur ne nous embête pas avec des détails inutiles, nous avons seulement les informations essentielles pour rendre le récit addictif. Après, je peux comprendre que cela ne plaise pas à tout le monde car, oui, il y a beaucoup, énormément d'action pour de très rares dialogues. J'en aurais voulu plus, cela donne comme une impression de blockbuster américain, ce qui sans doute l'effet recherché.

Comme dit précédemment, l'héroïne, Mila évolue seule pendant une bonne partie du récit. Mais comme le récit n'est pas raconté à la 1ère personne, ses pensées, ses émotions restent assez flous car Mila n'est pas le genre de fille à s'épandre de sentiments. Elle n'en reste pas moins très attachante. Mila a eu un passé difficile, dont on fera connaissance à travers les flash-back, qui a solidement forgé son caractère : têtue, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. Evidemment, comme toute héroïne de dystopie, "son courage est incroyable", cependant Mila, elle, ne cherche pas à sauver le monde. C'est assez triste à dire comme ça mais elle veut juste se sauver la peau, ce qui est parfaitement compréhensible. Ses idéaux vont changer au cours du récit, vous vous en doutez, mais à la base, c'est comme ça pour elle et pas autrement. Elle veut juste vivre sa vie heureuse, point.

Puis, il y a Adam, second personnage principal. Policier chargé de s'occuper de Mila à son arrivée sur les Îles, c'est un très bon personnage. Ce n'est ni un bad boy, ni un gars baraqué surdoué en sport, non, Adam est un homme simple, et c'est cette simplicité qui le rend si attachant.

Et après... et bien, voilà. 2 personnages. Et c'est tout. Après, évidemment qu'il y en a d'autres, mais dans l'ensemble, bah, c'est tout. Moi qui adore avoir de nombreux caractères et bien, j'étais déçue. L'auteur reste principalement fixé sur ces deux-là et les autres, c'est quelques lignes et pouf, c'est fini pour eux. C'est un des plus gros points faibles de cette histoire pour moi, alors que de nombreux personnages rencontrés auraient pu être très intéressants et complexes à suivre.



Et la petite déception (malheureusement) de la fin, c'est l'épilogue. Décidément, les épilogues de dystopie, très peu pour moi ! Il est trop flou et pas assez précis. Les actions qui s'y passent ne font pas naturelles car elles sont assez mal introduites et décrites. Après, il est très rassurant de savoir ce qu'il est advenu de nos héros à la fin, je vous l'accorde.



C'était donc un très bon livre, au rythme palpitant, fini en un temps record ! L'absence de personnages et de dialogues ternit certes un peu le tout mais il n'en reste pas moins une bonne dystopie semblable aux autres, sans trop l'être tout de même !

Note :


★★★★★

lundi 29 février 2016

BILAN ► JANVIER 2016

Et oui, alors que février touche à sa fin, je publie enfin mon bilan de janvier ! Mon activité sur le blog ne fut pas très régulière ces temps-ci et je m'en excuse. J'avais des soucis d'organisation et... bon OK, en vrai, j'étais à fond dans une série. Je n'ai fait que ça #GossipGirlPower. Je me levais Gossip Girl, je mangeais Gossip Girl, je buvais Gossip Girl, bref, Gossip Girl c'était ma vie (et Chair aussi). Et c'est toujours ma vie d'ailleurs. x) 
Breeeef, je m'égare, tout ça pour dire que je reviens avec mes chroniques de jeune pastèque (à temps cette fois-ci, j'espère^^). 


Janvier. 31 jours. 7 livres lus. 1692 pages avalées.


lundi 1 février 2016

CHRONIQUE ► LA RIVIÈRE A L'ENVERS - TOMEK - T1

Couverture : La rivière à l'envers, tome 1 : TomekAuteur : Jean-Claude Mourlevat
Éditeur : Pocket Jeunesse
Collection : -
Dernière parution française : 2012 (version poche)
Thèmes : Aventure, Voyages, Fantastique, Contes
Nombre de pages : 190

Tomek, un orphelin de 13 ans, tient la petite épicerie de son village. Un soir une jeune fille entre dans sa boutique et lui demande s'il vend de "l'eau de la rivière Qjar"."C'est l'eau qui empêche de mourir" dit-elle.
Ainsi commence, pour le garçon, un immense voyage qui va le conduire à la forêt de l'oubli, au village des Parfumeurs, sur l'île Inexistante...
Parviendra-t-il à retrouver Hannah, à l'autre bout du monde, là où coule, à l'envers, cette rivière fabuleuse ?




Mon avis :


Ah là là là, ce livre ! Je l'ai lu pour la première fois en 6ème, il y a 2 ans, pour le français. Nous étudions les contes. L'ayant adoré, j'ai voulu le relire. Une fois de plus, je fus transportée à travers ce magnifique univers...

Une des raisons qui m'a le plus motivée à (re)lire ce livre est bien évidemment, la plume de Jean-Claude Mourlevat. De cet auteur, j'avais également lu Le Chagrin du Roi Mort que j'avais adoré et dans lequel j'étais tombée amoureuse de la plume de l'auteur. L'expérience s'est répétée une nouvelle fois. Le style de Mourlevat est indescriptible. Je n'ai jamais rien lu de semblable. Ses livres sont tels de longs poèmes. Chaque mot est un diamant, choisi avec soin. Ce style est féerique et inimitable. A présent, ma seule envie est d'aller me jeter sur tous ses livres et de les dévorer.

Dans ce roman, nous allons suivre Tomek, un jeune garçon de 13 ans, qui va se lancer à la recherche d'une jeune fille, d'une rivière... Ce qui est intéressant avec ce personnage, c'est qu'on ne sait presque rien de lui. Il est orphelin, il habite seul, tient une petite épicerie... Mais tout cela est vague, flou. On n'en sait ni plus, ni moins. J'ai été amenée à me poser des questions ; Mais comment peut-il vivre seul ? Comment est-il physiquement ? A-t-il des amis des son âge ? Pourtant, je n'ai trouvé aucune réponse à mes questions. Pourtant, ça ne m'a pas dérangé. Jean-Claude Mourlevat nous donne peu d'informations, mais c'est suffisant. Dans son tout petit roman, il voulait faire court, sans prise de tête. Du moins, je l'ai ressenti ainsi. Et il a raison. Ces détails n'auraient pas apporté grand chose à la lecture, sous un certain sens.
Revenons à Tomek. On ne peut que s'attacher à lui. Certes, ce ne fut pas mon personnage préféré mais comment peut-on ne pas l'aimer ? Son innocence, son courage, sa bonté... Il est juste adorable ! Après, il y a Hannah. L'autre personnage principal, même si elle est peu vue durant la grande majorité du livre. Très mignonne également, obstinée et téméraire. Cependant, mes personnages préférés furent Marie, Podcol et les Parfumeurs. Car, oui, un autre don de Jean-Claude Mourlevat est sans aucun doute ses personnages. Il y en a tellement, mais tous sont incroyables ! Marie et son côté protectrice, Podcol parce que... c'est Podcol quoi ! Qui n'a jamais rêvé d'avoir un panda mangeur de haricots au réglisse ?! Et puis, les Parfumeurs, ce petit peuple au cœur sur la main...

Mais le plus incroyable, c'est sûrement l'imagination de l'auteur. Mais où est-il parti chercher tout ça ? En un seul livre de 200 pages, il nous fait vivre des dizaines d'histoires ! Du jamais vu, de la magie, tout simplement ! A travers le périple de Tomek, nous allons rencontrer des flots de personnages, de peuples, de lieux, de légendes... La lecture de ce livre m'a offert la sensation de rêver éveillée. Les pages défilaient sous mes yeux, m'emportant dans la créativité du récit. Au lieu de vivre une histoire, j'ai vécu des vies. Des vies inventées, imaginées, certes, mais qui m'ont touchée au plus profond de moi. J'ai quitté à regret cette histoire mais avec une envie de partir à l'aventure bien présente...

Une superbe lecture, frôlant le coup de cœur ! Je relirai le tome 2 (car, oui, c'est un diptyque) avec grande joie, pour revivre les aventures de Tomek et d'Hannah !

Note :

★★★★★